Pharmacie Internationale

Surveillance de l'hépatite A en Normandie. Point épidémiologique au 31 décembre 2017.

Posté le 23 janvier 2018

Synthèse

Du 1er janvier au 31 décembre 2017, 127 cas d’hépatite aiguë A ont fait l’objet d’une déclaration obligatoire (DO) en Normandie : 11 enfants, 19 femmes et 97 hommes, dont la majorité (65 %) était domiciliée en Seine-Maritime. Le nombre de déclarations reçues cette année a été 10 fois plus élevé qu’en 2016. Depuis novembre 2017, le nombre de cas déclarés est en diminution dans la région mais n’est pas revenu au niveau de 2016.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 11 janvier 2018.

Posté le 15 janvier 2018

A la Une - Exposition des femmes enceintes aux polluants

Pour la première fois, Santé publique France a étudié l’imprégnation des femmes enceintes par plusieurs polluants de l’environnement en France au sein de la cohorte Elfe (Etude longitudinale française depuis l’enfance). L’étude a pour objectif de mesurer les niveaux d’imprégnation aux polluants de l’environnement et d’analyser leur variation temporelle et géographique, versus les analyses antérieures menées en France ou à l’étranger.

1/ Six familles de polluants organiques ont été recherchées : le bisphénol A, les phtalates, les pesticides, les dioxines, furanes et polychlorobiphényles (PCB), les retardateurs de flamme, les composés perfluorés. Les résultats de l’étude montrent une présence des pyréthrinoïdes (des pesticides présents par exemple dans les produits anti-poux, anti-puces et insecticides) et des phtalates (plastiques, cosmétiques), chez 100% des femmes enceintes étudiées, et le bisphénol A (plastiques, emballages) présent à des doses quantifiables chez 74% d’entre elles. Pour certaines substances, les concentrations mesurées sont inférieures à celles observées précédemment dans des études françaises et étrangères. Ce qui tend à prouver que les réglementations mises en place (atrazine, dioxine, furanes) et les réductions d’usage liées aux évolutions industrielles (certains phtalates et pesticides organosphosphorés) pourraient avoir un effet bénéfique sur l’exposition aux polluants organiques.

Les femmes enceintes françaises sont plus exposées aux pyréthrinoïdes et aux PCB (substances isolantes) que dans d’autres pays comme les États-Unis. Ces différences, déjà observées en population générale dans l’étude ENNS (Etude nationale nutrition santé), pourraient en partie s’expliquer par des différences de modes de vie et de réglementations entre ces pays. L’une des principales sources d’exposition aux polluants organiques est l’alimentation et ses emballages (eau embouteillée, conserves…). Les modes d’imprégnation mis en évidence dans cette étude concernent également la consommation de tabac pendant la grossesse, l’utilisation de produits d’hygiène (cosmétiques, produits d’entretien), l’usage domestique de pesticides (anti-puces, anti-poux, insecticides) et les expositions via l’air intérieur (linoléum, peinture).

2/ Les composés inorganiques concernent 13 métaux et métalloïdes présents chez la totalité des femmes enceintes. Pour le plomb et le mercure, on constate une diminution des niveaux d’imprégnation en France probablement due à la mise en place de réglementations strictes (limitation des rejets, interdiction de l’essence plombée…). Les femmes enceintes françaises sont en revanche plus imprégnées par l’arsenic total et le mercure, que les femmes américaines et canadiennes. Cette différence est également observée en population générale (Etude nationale nutrition et santé 2006-2007) et trouverait une explication dans la consommation plus élevée de produits de la mer chez les Françaises. Les principales modes d’imprégnation aux métaux et metalloïdes mis en évidence dans cette étude sont le tabac et l’alimentation. La consommation de tabac est également impliquée dans l’exposition à 5 de ces métaux et métalloïdes (antimoine, chrome, cobalt, nickel, vanadium).

Lire l'article